Le mot du Maire

photo mr le maireEntretien avec Antoine Hériteau,  maire de La Flocellière

Comment s’est passée l’année 2014 ?
Comme dans toutes les communes de France, 2014 était une année électorale. Les élections municipales constituent un temps fort de la vie démocratique. A La Flocellière, les deux listes en présence ont mis beaucoup d’énergie à écrire et présenter leur projet. La campagne électorale a permis à chacun d’écouter, de s’exprimer et de faire son choix.
A présent, les élus sont au travail.
Il y a eu un premier temps d’installation de la municipalité (le maire et les six adjoints), des commissions et des comités consultatifs ouverts à tous. De nombreux conseillers municipaux sont également appelés à représenter la commune dans des instances extérieures. L’organisation mise en place doit permettre un portage collectif des projets et un engagement partagé au service de l’intérêt général.
Quelles seront vos priorités pour ce nouveau mandat ?
Nous souhaitons bien sûr mettre en oeuvre le programme pour lequel nous avons été élus. 2014 aura vu la finalisation de plusieurs projets initiés dans le mandat précédent : mise en service de la nouvelle station d’épuration, fourniture des repas au restaurant scolaire par la cuisine de l’ehpad, finition du lotissement du Puy-Belin… Tout cela en poursuivant les travaux d’entretien de la voirie et des bâtiments communaux.
Et les nouveaux projets ?
Nous avons initié une réflexion sur la revitalisation de notre centre-bourg, qui devrait se traduire par des actions très concrètes dans les mois qui viennent : rénovation de l’habitat ancien, projets commerciaux, constructions neuves… Le Conseil général nous accompagne dans cette démarche, à travers le Contrat communal d’urbanisme.
Vous travaillez également de plus en plus en intercommunalité.
Nous prenons toute notre place dans les instances de réflexion et de décision à la Communauté de communes du pays de Pouzauges. Parallèlement, nous entretenons une relation privilégiée avec nos voisins de Saint-Michel-Mont-Mercure. Le Sivom du Mont-Mercure a ainsi singulièrement élargi ses compétences dans les domaines du sport, de l’école et de la santé.
Ne craignez-vous pas d’être freiné par la baisse des dotations de l’État ?
C’est effectivement une donnée nouvelle pour les communes, mais aussi pour toutes les collectivités. Nous devons apprendre à vivre avec des moyens limités : faire mieux, avec moins ! Pour cela, nous avons choisi d’anticiper les choses plus que de les subir.
Quelles solutions envisagez-vous ?
Nous procédons actuellement à une analyse très fine des coûts de fonctionnement pour faire des choix et réaliser les économies qui nous permettront de préserver notre capacité d’autofinancement. Les nouveaux investissements seront limités et mesurés. Nous explorons également la piste des mutualisations avec nos partenaires : la Communauté de communes du pays de Pouzauges et le Sivom du Mont-Mercure. Nous étudions même la possibilité de créer une commune nouvelle.
Expliquez-nous ce qu’est une commune nouvelle ?
Ce nouveau dispositif, encouragé par l’État, permet aux communes qui le souhaitent de s’unir pour renforcer leurs compétences et consolider leurs moyens. A partir d’un projet clairement défini, nous pourrions ainsi nous allier avec une ou plusieurs communes voisines. Le travail que nous conduisons, depuis quelques décennies, avec Saint-Michel-Mont-Mercure nous montre qu’il est possible d’avancer plus loin ensemble.
Ne doit-on pas craindre une perte d’identité et un éloignement des centres de décision ?
C’est le défi qui nous attend ! Pour s’ouvrir aux autres, il faut d’abord avoir une bonne connaissance de soi-même, de son territoire, de son histoire, de ses atouts. Il faut faire preuve de discernement pour aller à la rencontre de l’autre. Nous vivons une période
de profonde mutation, tant au niveau local que mondial. Soyons confiants et d’imaginatifs
pour inventer la commune de demain.

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